Développement Personnel Homme : Gratification instantanée contre planification à long terme

Dans cet article, je vais me pencher sur un sujet important du développement personnel pour les hommes qui lisent ce blog.

C’est ma participation à l’édition de la Croisée des Blogs sur le sujet « Un plan de vie est-il un frein au bonheur ? » emmenée par Rachel du blog Reine de l’Organisation.

D’un point de vue de l’évolution, nous avons longtemps été conditionné par notre environnement à vouloir de la gratification instantanée :

  • La nourriture ne se gardait pas longtemps
  • La vie était plus courte qu’aujourd’hui (attaques d’animaux sauvages, maladies…)

La vie a été ainsi pendant beaucoup plus longtemps pour nos ancêtres (des centaines de milliers d’années) dont nous avons hérité et nous avons seulement récemment pris conscience de la possibilité de prendre le temps et voir sur le long terme.

Pourtant, l’ombre de la gratification instantanée plane encore largement sur la situation de l’homme et de la planète avec toutes les pollutions industrielles et la menace nucléaire auxquelles s’ajoutent les catastrophes naturelles comme à Fukushima ou lors des tsunamis de Noël 2005.

C’est parce que l’homme veut tout, tout de suite, que les fléaux les plus mortels se répandent à travers les maladie vasculaires et les cancers. L’alimentation même néfaste pour l’organisme est consommée à grande échelle même si elle cause des maladies et du sur poids en quantité.

L’homme veut tout tout de suite et s’est donné les moyens d’avoir ce qu’il veut.

Toutes ces grandes considérations écologiques et environnementales, ne connectent pas forcément pour vous. En prenant un peu d’âge et en voyant naître mes petits neveux et nièces, il me semble criminel de ne pas prendre en compte l’effet que nos décisions à court terme actuelles auront sur ces enfants dans quelques années et sur le monde dans lequel ils évolueront.

Pensez et planifier à long terme dans sa vie d’homme

George Leonard est un auteur américain qui a beaucoup écrit sur le potentiel humain. Il a créit de l’excellent livre « Mastery : The key to success and long term fulfillment » (ou « La Maîtrise : la clé du succès et de l’épanouissement à long terme »).

J’ai lu ce livre à l’époque ou j’étudiais religieusement les méthodes de séduction et même si il ne vous apportera rien de particulier pour séduire une femme, en le lisant vous apprendrez beaucoup sur l’état d’esprit nécessaire pour devenir bon voir excellent dans toutes les disciplines.

Cela peut très bien s’appliquer à votre vie d’homme.

Être un homme demande d’acquérir des compétences de décisions, de leadership, d’expression, de gestions de ses émotions dans le but d’aller aussi loin que possible pour vivre pleinement sa mission et vie dans sa vie d’homme.

George Leonard identifie 3 types de personnes qui n’atteignent jamais la maitrise de leur art. Ces profils sont ceux de personnes qui cherchent la gratification instantanée au lieu de se focaliser sur le long terme. Voici la description de chacun de ces profils sur la base du livre de George Leonard :

  • L’amateur (ou dabbler) : Il gravit la courbe d’apprentissage très rapidement puis rencontre un obstacle avant d’abandonner. Il passe alors d’une activité à une autre et suit le même processus à chaque fois.
  • L’obsessif : Il progresse aussi très rapidement et dépasse les obstacles en redoublant d’efforts. Il est obnubilé par le sujet sur lequel il lit beaucoup d’information et cherche toujours de nouveaux moyens de faire mieux avec moins de moyens. A un certain point, il abandonne tout quand il réalise que la progression n’est pas linéaire et qu’il existe des plateaux.
  • Le hacker : Il a aussi une marge de progression forte et rencontre un ou deux obstacles et commence à stagner. Au bout d’un moment il ne ressent pas le besoin d’aller plus loin et reste satisfait de son niveau de compétence et de savoir être.

Le dernier profil est celui du Maître : c’est celui qui progresse rapidement puis reste sur un plateau pendant un moment mais continue à pratiquer puis a une révélation qui l’amène au niveau suivant auquel il va stagner voire régresser mais il continue reste dans l’idée de maîtrise de sa pratique. Il sait que la maîtrise n’est pas une destination mais un chemin qu’il apprécie de parcourir. Le maître sait que pendant qu’il est sur un plateau il continue d’apprendre et se dirige inexorablement au niveau suivant.

George Leonard dans son livre révèle ensuite les 5 clés qui permettent d’avoir le profil du maître :

  1. Trouver un maître et un mentor et s’éduquer : L’instruction et l’éducation se présente sous plusieurs formes. Pour maîtriser la plupart des compétences, il n’y a rien de mieux que d’être entre les mains d’un mentor à haut niveau de maîtrise que ce soit au sein d’un groupe pour en individuel. Il existe aussi toutes sortes d’autres sources comme les livres, les vidéos, les programmes d’apprentissage, les formations et ateliers en live, les amis, collègues et autres personnes avec qui vous partagez le même intérêt.
  2. Pratiquer : Aimer les plateaux rencontrés et pratiquer pour le plaisir et le challenge de le faire.Pour illustrer ce point voici une petite histoire qui clarifie le message à ce sujet. Un couple de touristes français se promènent à New York et vont à un concert à Broadway. Ils demandent leur chemin à un vieil qui passe par là : « Pouvez vous nous renseigner ? Comment arrive-t-on a Broadway » demandent-ils. « Entrainez-vous » leur répond le vieillard.Pour celui qui est sur le chemin de la maîtrise, la pratique n’est pas quelquechose que vous faites mais plutôt quelquechose que vous intégrez comme quelquechose que vous êtes. La pratique est le chemin par lequel voyage l’homme qui veut devenir un maître voyage. C’est ce qu’il fait de façon régulière et qui fait partie intégrante de sa vie – par pour obtenir quelquechose de cette activité sous quelque forme que ce soit autre que pour le plaisir de pratiquer et de maîtriser cet art. Que ce soit un sport ou un art martial. Cela peut aussi être le jardinage, le tarot, la méditation ou le yoga
  3. Rendre les armes : Savoir accepter que le processus d’apprentissage suit sont cours sans vouloir aller plus vite que la musique et céder aux muses de la gratification instantanée.Les premières étapes de quelque nouvel apprentissage que ce soit tendent à créer une impression d’inconfort et de peur de l’embarras. C’est presque inévitable de se sentir malhabile et de faire des chutes tel l’enfant qui apprend à marcher. Il n’y pas de moyen d’éviter tout cela. Le débutant qui veut rester dans la fierté et donner une bonne image devient rigide et imperméable à tout apprentissage.

    Cela ne veut pas dire que vous devez accepter de perdre votre intégrité morale ou physique en acceptant passivement les enseignements qui ne vous sont pas bénéfiques. Vous devez simplement avoir suffisamment confiance en votre mentor pour faire ce qu’il préconise même si vous voudriez faire autrement. Sachez faire confiance au processus sans remettre en cause ce qu’il vous dit – vous vous rendrez la tâche plus simple en vous fiant à son expérience plutôt qu’en essayant de montrer que vous savez aussi.

    Rendez les armes.

  4. L’intentionnalité : Mettre toute votre énergie mentale et vos capacités au service de votre pratique.Il y a beaucoup de mots pour désigner cette clé : le caractère, l’attitude, l’état d’esprit, le mental.

    Ce que Léonard appelle l’intentionnalité, quelque soit l’angle que vous preniez est essentiel pour vous accompagner sur la route de la maîtrise. Le pouvoir du mental est largement reconnu depuis les années 70 avec les records battus successivement dans les disciplines olympiques où la barre avait été placée si haut qu’il semblait impossible de faire mieux.

    Par exemples, Tiger Woods visualise toujours le coups qu’il va faire de la façon dont il veut qu’il se produise et donne ensuite le meilleur de lui même dans son mouvement. C’est en parti la technique qui a fait de lui un des meilleurs joueurs de golf au monde.

  5. Rester sur le fil: Maintenant nous arrivons dans ce qui semble être un paradoxe, une contradiction. Presque sans exceptions, ce qu’on reconnaît comme des maîtres sont entièrement dédiés aux fondamentaux de leur art. Ils sont indétournables de leur pratique et connaisseurs des moindres différences et nuances qu’ils ont répété des milliers de fois.

    En même temps, ces gens, ces maîtres sont ceux qui ne cessent de challenger les limites existantes et qui prennent des risques pour aller plus loin dans leurs performances jusqu’au point de l’obsession. Pour eux la clé n’est pas un chemin ou l’autre mais tous les chemins possibles pour maîtriser pleinement leur art.Rester sur le fil est une question d’équilibre qui demande de la conscience pour savoir quand on arrive près de limites dangereuses.

    Dans cette conscience, l’homme ou la femme qui suit le chemin de la maîtrise décide simplement de le faire et rien de plus. On voit cela dans les sports de courses à pieds. C’est un sport simple qui pourtant demande énormément de force mental et la volonté ainsi que le plaisir de courir toujours mieux et plus efficacement en se connaissant soi même et en sachant où sont les limites. Mais avant d’être sur le fil, il convient de passer par les clés précédentes en s’éduquant, pratiquant, avec la patience de suivre le processus et l’intentionnalité qu’il faut.

Le long terme à tous les coups

Ce livre de George Leonard, m’a beaucoup fait avancer dans la réflexion de ce que c’est que de maîtriser une pratique, une compétence et de passer par les 4 étapes de développement obligatoire bien qu’inconscient chez la plupart des gens :

  • L’incompétence inconsciente (je ne sais pas que je ne sais pas ou la naïveté)
  • L’incompétence consciente (je sais que je ne sais et c’est frustrant)
  • La compétence consciente (je sais que je sais et je dois continuer à pratiquer pour être performant)
  • La compétence inconsciente (je sais sans avoir à y penser et je développe mon propre style)

Même en connaissant ce modèle, il m’arrive encore de démarrer un activité en me disant « Ahahah facile, je suis déjà bon ». Ce n’est pas longtemps après que viennent les première déception et déconvenues qui peuvent mener à l’abandon ou à la phase suivante de l’apprentissage.

Pour pouvoir voir et développer des compétence sur le long terme, il s’agit donc de choisir précisément les activités qui sont le plus susceptibles de nous apporter de l’épanouissement sur le long terme et d’accepter d’être un hacker pour certaines activité pour lesquels on a d’autres ambitions que de la pratique pour le plaisir sans désir particulier de progression.

Pour finir cet article je souhaite conclure avec une citation d’Anthony Robbins qui je trouve conclut bien l’ensemble de cet article sur l’importance de voir à long terme dans sa vie d’homme :

« Les réussites sans épanouissement ne sont qu’échecs »

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